jeudi 6 janvier 2011

Vanessa Beecroft, elle aussi, lie l'art à la mode...

Entretien avec Vanessa Beecroft

Quelles sont vos impressions sur la performance que vous avez donnée lors de l’inauguration de la Maison Louis Vuitton des Champs-Élysées ? A-t-elle été à la hauteur de vos attentes ?
Mon concept était clair, mais je n’avais pas programmé la performance dans le détail car je n’étais pas sûre de l’espace exact qu’il conviendrait d’utiliser, la performance ayant été conçue alors qu’il était encore en travaux. En arrivant, lorsque j’ai vu l’atrium, j’ai décidé d’utiliser les étagères pour mettre en scène ces 30 jeunes femmes au milieu des bagages. Quand j’ai vu ensuite les somptueux produits qui étaient exposés, j’ai légèrement modifié mon concept et demandé à l’équipe d’enlever tous les produits nouveaux pour ne laisser que les malles et bagages traditionnels, auprès desquels j’ai placé ces modèles. ,J’ai également décidé de ne pas trop les apprêter et de les laisser dans leur simplicité et leur dénuement. Le résultat m’a plu. L’équipe Louis Vuitton est très ouverte, la collaboration a été riche et fructueuse. J’ai eu l’impression, en tant qu’artiste, de pouvoir faire ce que je voulais et d’être comprise.
Parallèlement à cette performance, vous avez également créé pour Louis Vuitton un travail original intitulé "Alphabet Concept". D’où vous est venue cette idée ?
Avec "Alphabet Concept", j’ai demandé à des femmes de moduler leurs corps pour transcrire les lettres Louis Vuitton, tout en évoquant à la fois classicisme et beauté. Certaines d’entre elles évoquent les pilastres des balcons de la Renaissance italienne... Quant à l’idée même de l’alphabet, elle m’est venue d’un vieux magazine que j’ai trouvé il y a des années dans une brocante de New York. J’avais toujours rêvé de la réaliser.
Bien que "Alphabet Concept" soit votre idée à vous, ne craignez-vous pas que l’on se demande si vous n’avez pas compromis votre liberté artistique ?
Je n’ai absolument pas eu le sentiment de me compromettre lorsque j’ai créé cet alphabet pour Louis Vuitton. Mon inquiétude se portait plutôt sur l’idée de concevoir une performance pour un magasin et non pour un musée. Mais comme je vous l’ai dit, j’ai été très satisfaite du résultat.


Vous êtes la première artiste à exposer dans le nouvel "Espace Louis Vuitton". Qu’est-ce que cela signifie pour vous de voir votre travail exposé ici ?
C’est un grand honneur pour moi d’être la première artiste exposée dans l’Espace Louis Vuitton. Je suis ravie de pouvoir montrer ce que je fais à un large public dans un environnement aussi prestigieux. Cela me permet de faire connaître mon travail à un grand nombre de gens, qui ne l’auraient peut-être pas vu dans une galerie d’art. L’Espace Louis Vuitton est un formidable tremplin qui donne aux artistes la possibilité de toucher un nouveau public.

(Interview réalisée par Espace Louis Vuitton)

Karl : rédacteur d'un jour...?


Après sa silhouette sur les bouteilles de Coca Light, c’est au journal Libération que le directeur artistique des maisons Chanel et Fendi prête sa plume.
Le virtuose de la mode sur toutes ses coutures, se voit attribué la rédaction du journal Libération (mardi 22 juin dernier). 
S’il réinvente les styles et décline à chaque occasions de nouvelles tendances, il aime les mots, et la presse comble ses attentes. C’est donc un honneur pour Karl que de collaborer avec le journal  pour ce numéro collector qui ne nous laissera pas indifférent(e)s.
Si le prix reste le même, le fond et la forme se sont métamorphosés !
Le journal est présenté sous grand format, contenant 24 pages de papier surgrammé (tiré à 160 000 exemplaires). 
Karl Lagerfeld assure le contenu du journal où il déploie son point de vue de l’actualité et une partie de sa vie, le tout avec une touche très personnelle du créateur qui a assuré la réalisation de toutes les images. En toute franchise Karl nous parle de son enfance, de sa liaison amoureuse avec la mode féminine, son avis sur le port de burqua, son côté maniaque, son avis acerbe sur François Mitterand, sa passion pour le cinéma…
Vous apprécierez sans aucun doute son franc parlé et son humour “Black & White” :
Karl aime ou déteste.
On découvre un homme terre-à-terre qui se suffit au présent et qui évoque la solitude non pas comme une fatalité, mais comme un plaisir dont il faut se délecter.
L’idée florissante avait déjà eu lieu pour  Paul Smith et Hedi Slimane, et le résultat avait beaucoup plu au public qui apprécie les petits changements temporaires dans leurs quotidiens !
Une belle occasion à ne pas rater pour les férus de mode et les collectionneurs  d’objets tendances ! J’attends avec impatience de connaitre vos impressions ! Après tout c’est votre avis qui compte !
After redesigning the Diet Coke bottle by including his silhouette and a pink cap, Chanel and Fendi's designer Karl Lagerfeld is now moving on to the French newspaper "Libération". Being as passionate about words as he is about design and fashion, it was only a matter of time before Lagerfeld took on the press industry for a special edition.
While the price stays the same, the format and the content adopt a more glamour style with 24 pages of heavy weight paper and printed at a limited 160,000 copies.
Lagerfeld made the choices regarding the content and the art work as he wrote the articles and shot himself all the photographs. Covering personal topics such as his childhood and his passion for fashion as well as political and social issues, the designer lets us in on his frankness and his "Black & White" sense of humor (Karl either loves or hates, no compromise).
The overall impression is one of a down-to-earth man, happy in his century, and who prefers to call independence what some would call loneliness.
These types of projects have been more and more frequent in the past few years; with designers such as Paul Smith and Hedi Slimane who have met tremendous success by making an ordinary product extra-ordinary. 
This special issue is a must have for both fashionistas and trend collectors but is also a good opportunity for all to learn a bit more about the iconic designer.
We can't wait to get your feedback on this! After all, its your opinion that matters!

K.C.

dimanche 2 janvier 2011

La page du « porno-chic » est-elle définitivement tournée ?


Collaboratrice du photographe de mode Mario Testino, Carine Roitfeld a aussi été consultante auprès du styliste américain Tom Ford, avec qui elle a lancé la tendance "porno chic" portée par la marque Gucci.
Notre Anna Wintour à la Française quittait la rédaction du Vogue Français en Décembre dernier pour «se consacrer à des projets personnels qui lui tiennent particulièrement à cœur».
Xavier Romatet, président du groupe d’édition Condé Nast France dont dépend Vogue souhaitait «confier la rédaction en chef à quelqu’un qui puisse assurer une certaine continuité tout en apportant un souffle nouveau». Il a donc nommé Emmanuelle Alt, bras droit de Carine Roitfeld vendredi 7 janvier dans l’après-midi, à la rédaction en chef de la bible des fashionistas.

« Un souffle nouveau »
Jonathan Newhouse, Président de Condé Nast International, déclare «Carine a marqué l’histoire du Vogue Paris grâce à son incroyable talent de styliste et de rédactrice en chef». 
Madame Roitfeld a surtout soulevé bon nombre de tabous, et on lui tire notre chapeau et lui souhaitons bonne chance pour la suite...

Maintenant mesdames, pour vous faire une idée du style de miss Alt, RDV dans vos kiosques pour le numéro de Mars, promis nous serons inflexibles!

A.P.

Interview de Jonathan Wahnich @ LE66

LE66, là où les artistes tels que Richard Jackson, Worms, Alain Solomon, Pasque, Combas, Jonathan Bermudes, et j'en passe, décident de s'exposer au milieu des dernières tendances des marques les plus en vogue de la saison.


1. Décris-moi ton parcours avant le 66...

Avant le 66, je travaillais dans l'immobilier commercial, ce qui est moins glamour, mais qui m a beaucoup aidé a comprendre l environnement des boutiques.

2. Quelle était la nature du projet du 66?

Le projet a son origine était de mêler dans un même lieux de jeunes créateurs, des marques reconnues et des marques pointues.
En ce qui concerne le lien entre l art et la mode, il est double en ce qui concerne le 66; tout d'abord au niveau de la boutique; la music, tableaux, sculptures, ou photos....nous permettent de véhiculer une identité dans laquelle nos visiteurs peuvent se reconnaitre, et cela nous donne alors une légitimité commerciale. 
a un deuxième niveau l art et la mode se retrouve en ce qu il peuvent etre une expression de soi, du monde dans lequel nous vivons, et surtout, une liberté. que certains grands créateurs de mode se mettent a la photo ou a la réalisation, par exemple, en est l illustration parfaite.
3. Les projets du 66 ? Les perspectives d'avenir (projets prévus, soirées, events, etc...)?

Les projets du 66 sont tout d'abord de continuer a s'améliorer dans ce qui fait que les gens aiment passer nous voir, c est a dire être un lieu ou l on découvre les tendances et de nouvelles marques; développer la marque du 66 "abraham will" au sein de la boutique et surement chez d autres enseignes, des soirées en partenariat avec certaines des marques que nous présentons, et bien sur l'exposition de nouveaux artistes.

K.E.